Midi Libre – Août 2016

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Article Midi Libre Pilotec

Vol au dessus de la Petite Camargue

À bord d’un ULM, c’est tout le panorama du littoral qui défile sous nos yeux. S’envoler, prendre de la hauteur pour changer son regard sur le monde, c’est possible. Avec son ULM, Pierre, de la société Pilotec, survole régulièrement les paysages du littoral et de l’arrière-pays languedocien. Avec son gabarit plus petit et plus léger qu’un avion, l’ULM permet une certaine liberté. Il donne la possibilité de voler entre 64 et 150km/h, au gré des envies du pilote. Le bruit du moteur et des ailes ajoutent un peu de piquant à l’aventure, mais le plus intéressant se passe derrière les larges vitres de l’appareil.

“On peut même apercevoir le mont Saint-Clair” Pierre, pilote ULM.

Installé à la place du pilote, casque et lunettes en place, Pierre agrémente le vol de quelques explications. Au fil du voyage, le paysage change, les formes et les couleurs se modifient. La vue est imprenable. Le littoral se dessine, et notre région révèle peu à peu toutes ses facettes. Au départ de l’aérodrome de Camargue, le rose des salins du Midi se mêle au bleu azur de la mer, “les jours de beau temps, on peut même apercevoir le mon Saint-Clair et tout le golfe du Lion”, ajoute Pierre, pilote d’ULM à l’aérodrome. Un panorama exceptionnel est alors livré sous vos yeux. On en apprend même sur l’histoire de la région en contemplant, par exemple, les marais asséchés de la petite Camargue qui ont été depuis mis en culture.

Un paysage en perpétuel mouvement

Moins traditionnel, Pierre dispose aussi d’un ULM plus aérodynamique, pensé pour prendre la vitesse. “Il est moins sensible au vent et permet d’aller à une vitesse plus importante. Il peut atteindre jusqu’à 250km/h.” Un appareil avec lequel il est possible d’avoir un aperçu plus vaste de la région. Si on peut prendre de la vitesse, il est aussi possible de ralentir le rythme, le temps d’admirer la vue.

Avec cette prise d’altitude, la perception change. “Une fois que l’ULM a décollé, il devient très difficile de se repérer dans l’espace, l’échelle change. On ne voit pas les choses de la même façon selon l’altitude à laquelle on vole. Il y a aussi la notion de distance qui se modifie”, explique Pierre. La lumière est le temps jouent également un rôle très important dans la perception de ce paysage qui change de visage à chaque vol.

Selon le point de vue, le pic Saint-Loup peut tout aussi bien paraître vallonné qu’escarpé, avec des reflets bleutés ou orangés. Ici, tout est mouvant, changeant, de quoi avoir envie de repartir pour un tour.

– Camille Astruc, Midi Libre